Il y a une quinzaine d’années, une version de thérapie par les mouvement oculaires vit le jour aux Etats-Unis. Elle fut utilisée dans un premier temps pour soulager les vétérans de l’armée américaine traumatisés par les horreurs de la guerre.
Sans savoir exactement pourquoi, on découvrit qu’après avoir visualisé la scène traumatisante, le fait de bouger les yeux de droite à gauche permettait de rendre celle-ci moins bouleversante, jusqu’à parfois obtenir un retour à l’équilibre antérieur. Beaucoup d’études allaient confirmer ce résultat. Nombre de personnes esclaves d’un stress post-traumatique éprouvèrent une diminution significative des manifestations liées au traumatisme: Colère, angoisse, flash-back, évitement, mise en danger, etc…
Malgré les résultats, personne ne connaissait la raison de cette étonnante efficacité. Au début on a pensé que le cerveau mettait en route une fonction naturelle pendant le sommeil, décelable par les mouvements oculaires rapides du dormeur: les REM (acronyme de Rapid eye movement). N’était-ce pas là un moyen spontanément utilisé par le corps pour gérer le stress et dépasser les blocages?
Dans les années soixantes, un médecin aujourd’hui disparu, le Dr Francis Lefébure fut l’un des premiers à mettre en avant le fonctionnement bilatéral du cerveau. Il eu l’idée de placer, sur le circuit d’écoute des standardistes de la poste, un systèmetout simple qui distribuait le son alternativement de droite à gauche au lieu du son simultané habituel. En fin de journée, l’ambiance était étrangement légère dans la pièce. Les femmes semblaient détendues et de bonne humeur et non plus abruties et nerveuses comme à l’accoutumée.
En kinésiologie éducative (Dennison) qui n’a plus à prouver son efficacité dans les problèmes scolaires et comportementaux, on utilise beaucoup d’exercices de corrections psycho-émotionnelle où l’alternance inter-hémisphérique est favorisée (Cross-crawl, lemniscate, etc…)
Cette théorie s’est révélée fausse car on s'est aperçu que la technique fonctionnait tout aussi bien avec l’ouie ou le toucher. Ceci mettant plutôt l’accent sur l’alternance inter-hémisphérique.